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La Chance

C’était de la chance
Que je t’ai trouvé cette nuit
Mon cœur il sourit

J’aurai des bons rêves
De la possibilité
Quand j’arrive en France

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❤ Moi

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La violence est partout dans le monde. On ne peut pas l’échappe. Elle est dans les films, les livres, l’art, le média, et dans les rues. Quand la violence est trouvée dans la maison, c’est plus difficile et compliquée à comprendre. Lyonel Trouillot, l’auteur du livre, Les Enfants des Héros, écrit dans la voix d’un jeune garçon qui habite dans le bidonville d’Haïti qui est une victime de la violence domestique. Il dit, « La vie, bonne ou mauvaise n’intéresse pas les gens, c’est la mort qui fait l’évènement » (51). C’est vrai dans ce livre. Chaque membre de la famille a un perspectif et des réactions différents au sujet de la brutalité de Corazón, le père.

Joséphine, la mère de Mariéla et du narrateur, était une orpheline qui s’était mariée à Corazón. Elle est décrite comme « digne et indifférente comme un honnête citoyen refusant d’être mêlé à un crime ou à un scandale » (Trouillot 84). Vouant sa vie à la prière et la piété, elle trouve une grande dévotion à Dieu et accepte son mariage et les actions de son mari. « Joséphine et Corazón n’arrivaient de nulle part. Ils étaient là à s’aimer ou à se haïr d’une façon tellement compliquée qu’eux-mêmes, sans doute, se trompaient sur les sentiments » (43). Les actions de Corazón contre elle sont violentes graphiquement. « …lorsque Corazón la frappait, elle saignait de partout. Par les pores, les narines. Les lèvres aussi qui mettaient des semaines à se cicatriser. A la fin, elle ne saignait plus. Un peu de bave coulait de ses lèvres, et c’était tout » (54). Mais il ne la batte pas juste parce qu’il la déteste. Il y a des raisons dans sa tête qu’il garde à il-même des autres partes de sa vie, son passé, que le narrateur essaye de justifier.

La présence de Joséphine ne provoque sa fureur. Nous entrons tandis qu’il la frappe. Chaque coup qu’il lui porte, c’est pour donner le change. Il ne se préoccupe pas de notre présence… Il la frappe. Pour recréer l’image qu’il a perdue. Mais il n’est plus notre champion. Rien qu’un pauvre type et notre père.

 

Leur relation cause les autres, surtout leurs enfants et man Yvonne (la mère de Corazón), d’être très frustrés avec Joséphine pour ne pas se défendre. Le narrateur demande Mariéla qu’est-ce que Joséphine pensera de leurs actions du meurtre de leur père, et elle répond, « Joséphine, elle pensera rien, elle laissera Dieu penser pour elle en se contentant de souffrir. Des fois je me demande si son bonheur ce n’est pas de toujours souffrir. » Et le narrateur aussi la demande : « Pourquoi es-tu fâchée contre elle ? » Elle répond, « Je ne sais pas. Peut-être parce qu’elle n’existe pas… Corazón, elle l’aimait pour de vrai. Comme lest gens qui adorent les croix ou se font flageller pour imiter le Christ. Joséphine, elle est condamnée à passer sa vie à mourir » (72). Mariéla est irritée de sa mère à cause de son inaction contre son mari. Quand toute la population du bidonville vient chez eux pour voir la scène du crime, une dame de la ligue de protection des femmes de la violence parle de son avis de la situation.

Elle a ajouté que Joséphine était elle aussi une victime, La victime des violences d’un époux marchant à l’alcool. Désormais en charge de deux enfants perturbés, une fille en pleine adolescence et un garçon fébrile qui a toujours souffert de graves ennuis de santé (108).

 

Mais Joséphine reste obéissante à Corazón pour le reste de ses jours en vivant, même qu’il est mort, froide de la réalité que sa vie est vide de bonheur et vrai amour.

Sa fille Mariéla est la plus forte de la famille, son père pas inclus. Elle est décrite comme « la plus sincère avec elle-même. La plus seule, peut-être. Le temps qui nous sommes restés dans la pièce, pas une fois elle n’a montré de signe de faiblesse. Elle s’est assise au milieu des débris, le temps de prendre une décision » (12). Mariéla a une flamme intérieure que personne ne peut pas éteindre. Son frère, le narrateur, l’admire bien. Il la voit comme un vrai héro dans sa vie, surtout quand leur père devient violent dans ses fureurs et dit,

Elle a toujours été gentille avec moi… En plus, comme elle était l’enfant chérie de Corazón, chaque fois que je faisais une bêtise elle disait nous, pour l’amadouer… Elle et moi, c’était une vraie paire. Mariéla, elle est plus qu’une sœur. Frère et sœur, c’est pas des mots qu’on utilise… Mariéla, je l’avais choisi. (30)

 

On peut voir les caractères de père et fille dans un sens similaire, mais les deux choisissent leurs actions et réactions à la façon différente. « Corazón, il faisait toujours de grands gestes…tout en grand » (85). Son grand rêve était d’avoir une carrière de boxeur et d’être connu partout. Mais ses espoirs n’existaient dans sa vraie vie. Comme lui, Mariéla « désirait voir le bout du monde, vivre une vraie vie. En comptant sur ses propres forces… [elle] n’a jamais compté sure les autres, » mais, dans un autre sens, « c’est pas elle qui touchera au plus petit des biens d’autrui. Elle est fière comme Corazón, mais lui il disait ces belles choses sans les mettre en application » (65). Elle défend ses idées avec une passion immense et ne laisse pas des autres de la convaincre que ses décisions ne sont pas justes. C’est elle qui prend l’initiative d’avoir la vengeance contre la violence domestique de son père et le frappe sur son crâne avec une clé avec toute sa force de ses mains. Sa frustration avec Corazón avait commencé quand elle était petite et sans le savoir de sa manque de sa force physique. Elle raconte l’histoire avec son frère :

[Corazón] est arrivé un soir, ivre… Moi j’ai pris une clé dans la boîte pour le frapper. La clé était trop lourde. Je suis tombée, et ça l’a fait rire. Il m’a prise dans ses bras pour me faire tourner comme une toupie. Et, pendant que je tournais, que j’étais partout et nulle part, grisée par la vitesse, je lui ai donné des tas de coups de poing. Je le frappais et il riait. Je n’arrivais pas à lui faire mal. Il était fier de moi. Il m’a posée sur le sol et il a dit dommage que tu ne sois pas un garçon (130-131).

 

Mariéla est la seule personne qui décide de prendre action contre son père tyrannique. Elle croit que les actions qui ont causé la mort de Corazón étaient justifiées. Après tous qu’il a fait à sa femme et fils avec ses propres mains violents, pourquoi ce serait injuste de défendre eux-mêmes? Bien sûr la loi trouve le meurtre comme un crime. Et les enfants la savent. Le narrateur dit que «Tout le monde vous traitait d’assassins. Le sang répandu sur la clé et le sol était une preuve suffisante… les innocents ne fuient pas en cassant tout comme des déments » (102). En dépit des pensées des autres, Mariéla reste confidente que le narrateur et elle sont des innocents. Elle dit à son frère, « Maintenant que [Corazón] est mort, faut se dire que c’était pas lui mais une force ou une faiblesse qui ne sait pas entendre raison » (72). Mariéla a ses propres vues de la justice et les garde pour toujours, choisissant de courir du police et ceux que la condamnent.

Le narrateur de Les Enfants des Héros souffert peut-être le plus dans la famille. Il est au milieu des deux côtés entre Corazón et Mariéla. Sa santé est fragile, et son père exprime la haine de lui pour être fragile avec la violence. « Les coups, moi j’en prenais souvent. Entre deux baffes à Joséphine, j’en prenais une comme en passant. Corazón avait été tellement déçu de ne pas avoir eu un fils costaud comme lui, mais un faiblard sans envergure talonné par le paludisme » (55). Il entend les mots forts que Mariéla dit en justification et toujours garde le respect pour son père. La conséquence de défendre sa sœur est que Corazón mort. Et quand le narrateur et Mariéla s’enfuient le bidonville, les mémoires et visions du meurtre reste avec lui comme des fantômes, surtout des images de son père. Les effets sur son esprit l’affectent dans un sens très négatif psychologiquement. Il parle de ses émotions :

Tous les contraires en même temps. Les mille façons de voir la mort…des propos incohérents dont je me souviens même pas. Et des cris. Et ma tête que j’ai voulu fracasser contre la base de la statue. Pour la vider du bruit. Faire provision en même temps de calme et de violence…des milliers de voix éclatent dans ma tête…Et des images… tous ces bruits et ces images s’engouffrant dans ma tête, comme une migraine qui monte depuis les pieds, s’arrête à la gorge avant d’atteindre le cerveau…moi, moi qui me regarde comme je n’étais pas moi… (99).

 

C’est triste que le garçon vive avec ces pensées pour le reste de ses jours. Ses actions fait lui grandir, devenir un adulte plus tôt que normale. Après il court avec Mariéla pour plusieurs jours, il a la réalisation qu’il ne peut pas se cacher de la loi, de la justice, ses voisins et leurs réactions.  Les opinions de ses vieux amis lui affectent et il espère qu’ils lui comprendre. Mais ils ne le comprennent pas. Le narrateur dit, « Il n’est pas bon qu’à la veille d’une séparation vos amis gardent de vous une mauvaise impression. Je voulais qu’ils me croient. Qu’ils acceptent les mots que j’avais à donner…Juste les mots qui convenaient pour préserver notre amitié » (110). Le lecteur ne sait pas exactement son futur, mais on peut croire qu’il est trouvé par la police et doit vivre avec les conséquences. Toujours il pense de Corazón, et il explique, « Si j’en avais le pouvoir, Corazón…je voudrais le ressusciter… Il n’est pas méchant quand il dort. Non, je ne suis pas fier de ce qu’on a fait. Mais, d’un autre côté, c’est bien que [Mariéla] n’ait pas eu à la faire seule… Cette fois, au moins elle pourra dire : J’ai reçu l’aide de mon petit frère » (123). Ce garçon, le narrateur garde ses mémoires dans son cœur et esprit, et il les partage avec tous qui l’entendent.

Les futurs des membres de la famille dans Les Enfants des Héros ne sont pas vraiment des happy-end, mais dans la réalité plus des actions sont faits pour aider les personnes qui souffrent à cause de la violence domestique. Pour décider les actions suffisantes et justifiantes, c’est toujours difficile à décider. Est-ce que des adolescents qui font un meurtre, accidentellement ou pas, contre leur père qui les frappe toujours avec la force cruelle justifié à défendre eux-mêmes? C’est une question que chaque personne peut se demander. Quelque fois la justice de la loi et la justice parmi des gens ne sont pas les mêmes. Qui a tort? Qui est juste? On ne sait pas.

 

domestic violence

 

-Moi

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Pensées du Moment

Il y a des jours quand je n’ai aucune idée comment réagir aux situations. Je sens un mélancolie profond de ma vie et du monde. J’espère de trouver l’amour un jour, mais c’est pas maintenant. Donc je continue. Je sais je ne peux pas arrêter le souffrance ou le pauvreté. Mais je veux aider. Avec tout de mon cœur je veux aider. Le monde souffre. C’est comme un couteau dans mon âme.
Un jour, je ferai quelque chose qui est beau pour le monde. Je le veux bien.
Mais pour maintenant je vive pour un jour après l’autre.

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❤ Moi

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(I wrote this in 2010, for my French class, La Francophonie, which explored the lives of children growing up in Francophone cultures and how it affected their culture. I really enjoyed this particular novel about a little Creole boy.)

 

L’enfance est une partie de la vie très importante pour les aspects de grandissement dans le futur. Pendant les premières années, les enfants sont ouverts aux façons qui partagent comment on survie dans leur communauté. C’est un temps magique pour apprendre. Ils regardent les enfants plus âgés et les adultes avec fascination pour des idées et les imitent dans leurs propres vies. La place qui donne peut-être la plus d’influence est l’école. Les professeurs remplacent les parents, en prenant charge des enfants pour ouvrir un nouveau monde des maths,  de la littérature, d’histoire, et une grande variété des autres sujets. Mais l’environnement d’apprentissage n’est pas toujours heureux et positif. Les autres élèves pourraient être malins ou méchants. Les professeurs et directeurs de l’école possiblement pourraient être injustes ou décourageants. Et le système d’éducation dans la région pourrait être nonchalant ou corrompu. L’expérience dont l’auteur Patrick Chamoiseau écrit dans son livre, Une Enfance Créole II : Chemin-d’école, donne un perspectif d’un petit négrillon pendant ses aventures dans le monde d’éducation et les conséquences sur les enfants de la domination hiérarchique.

L’école créole dont le négrillon vient n’est pas influencée juste par la culture et l’établissement martiniquais mais aussi l’institution française. Même que le pays européen est loin de l’île, il impose des règles et régulations sur l’éducation. Une expérience pensée comme traumatique pour le négrillon et les autres élèves est la visite médicale. Chamoiseau écrit,

On se retrouvait dans la cour, buste nu, pieds nus, le pantalon déboutonné prêt à être descendu, en file d’attente devant un habitacle transformé en infirmerie. Là, un docteur menait une enquête ennuyée sure nos scolioses, nos myopies, nos caries, nos appendicites cachées, et – merde-aux-petits-tortues-maigres !… – nous baissait le pantalon pour tâter les silencieux ravages d’une hernie gobeuse de graines ou, pire, d’un phimosis étrangleur de coco… Le négrillon, sans même en avoir conscience, serrait cette partie de lui-même…Montrer son coco renvoyait tout le monde aux fragilités invincibles de l’enfance (154-155).

 

La procédure rend lui peu à son aise. Il sent, dans un sens, violé par des étrangers qui ne pense pas aux sentiments des jeunes. Oui, c’est important d’être examiné par des docteurs, mais la manière qu’ils ont fait leur obligation instiguée par la France était détachée des enfants. Le négrillon a la plus peur de la piqûre.

Oh ! l’éther… ! Une vieille rumeur l’annonçait mais on la rangeait dans les baboules légendaire. Une méchanceté savante en donnait le détail, mais elle n’atteignait pas les rives du possible. Des anciens combattants qui en avaient été victimes la décrivaient au négrillon en termes obituaires…Il te fait entrer. Occupé à caresser une grosse seringue. Ne prend même pas ta hauteur. Se met à badiner avec une grosse aiguille, bidime comme une barre-à-minr, longue comme un filao. Enclenche son aiguille. Aspire un poison dedans, se met à grigner pour toi, te fait tourner le dos, te mettre droit. Ton pipi à bouillir. Ton boyeau à chauffer cacarelle. Derrière, il prend son petit temps. Sirote la tremblade de tes épaules. Te dit : relâche le dos, ne te crispe pas. Attend encore pour bien te tuer…Tu es déjà mort, c’est mourir que tu veux mourir. Et puis soudain… il te plante son aiguille dans l’os le plus gentil de ton dos en gloussant de gaieté. Et quand il pousse, tu as fini de battre (156).

 

Le style d’écriture que l’auteur utilisent est très vivide et donne le lecteur une vue dramatique à la réaction du négrillon. Les élèves plus âgés le font plus anxieux pour qu’est-ce qui se passera. Mais les vaccins aident les enfants dans leurs vies futures, les protégeant des maladies. La façon que les jeunes les reçoit pourrait être pas si épouvantable. Les écoliers savent aussi comment utiliser les évènements médicaux pour leurs avantages.

La piqûre autorisait des maladies stratégiques. Certains regagnaient la classe en succombant sous le poids d’une épaule raide. Certains, paralysés d’une moitié du corps, se rendaient imperméables au monde comme des empereurs trahis. Certains transformaient le pupitre en oreiller, abandonnant le Maître à ses enseignements. Certains, devenus allergiques à l’école, gémissaient qu’on appelle leur manman au chevet d’une agonie tactique. Certains disparaissaient durant près d’une semaine : leur manman témoignait d’un chagrin qui les brisait au lit. Les vaccins aussi autorisaient des fuites semblables. On se retrouvait avec l’épaule gratteuse, et il fallait gratter. Au bout d’une fièvre transformée en spectacle, on développait de gros bobos suintants dont les stigmates se voient encore, et qui autorisaient l’élu à venir ou à ne pas venir, à venir puis à repartir, finale, le temps d’une croûte cicatrisante, à ne plus être soumis aux captivités scolaires. Le négrillon prolongea chaque piqûre, chaque vaccin, en syndromes infinis (159).

 

C’est intéressant que les élèves apprennent rapidement comment répondre effectivement aux situations qui les affectent. Les adultes dans ce livre, les parents, les professeurs, même le système de gouvernance dans l’éducation imposé par la France ne peuvent pas retenir l’intelligence et la force des jeunes. Chamoiseau donne les situations qui reflet la réalité dans le monde d’éducation, particulièrement avec les situations médicaux et de santé.

Un personnage autoritaire dans la vie scolaire du négrillon est le Directeur. Il est un homme presque fantomatique dans l’école qui apparaître notamment quand il y a des problèmes sérieux ou quand il veut imposer sa domination sur les autres au-dessous de lui. L’auteur dit :

Monsieur le Directeur ne parlait aux enfants que pour réprimander. Il n’avait pas de nouvelles à prendre ni de bonjour à donner. Il ne regardait personne, mais savait foudroyer l’insolent qui oubliait de le saluer, ou le petit-sauvage dont la frénésie ignorait son approche. Avec lui, le négrillon prit une des mesures du piège dans lequel il s’était fourré (64).

 

Le Directeur a une froideur mystérieuse que personne ne peut prédire. Quelque fois il ignore tout, mais les autres fois, il devient fâché et fait éclater des mots de châtiment aux élèves sans soupçons. Quand il entend les étudiants, il vient et exclame, « Qu’est-ce que j’entends, on parle créole ?! Qu’est-ce que je vois, des gestes-macaques ?! Où donc vous croyez-vous ici ?! Parlez correctement et comportez-vous de manière civilisée… » Le narrateur répond aux lecteurs, « L’apparition de Monsieur le Directeur suscita autour de sa personne des pétrifications de cimetières » (65). Un autre occasion, le négrillon fait une bêtise et est envoyé au bureau du Directeur. Sa peur avec l’expérience est écrite dramatiquement.

[Le nègrillon] savait que le bureau de Monsieur le Directeur se situait au dernier étage…Il emprunta donc les marches vides dans un état dont il vaut mieux ne pas parler…Chaque marche lui chargeait les épaules. Quand l’escalier du deuxième étage s’acheva, il se sentit mal et eut envie de redescendre-disparaître quelque part en courant…comme animal blessé, il se mit à attendre. En lui, l’impatience avait disparu, il goûta même ce suspens du temps dans une immobilité cataleptique… Mais, à mesure qu’il redescendait l’escalier, s’éloignait du bureau de Monsieur le Directeur, la brûlure, la honte, la misère l’envahirent de partout. Il se sentait brisé définitif, banni du monde des vivants et voué à traîner ses stupeurs dans un labyrinthe d’escaliers vides…il n’était plus qu’une loque que le Maître renvoya à sa place sans une once de compassion (102-103).

 

Le petit négrillon sent vaincu et défait après son rencontre avec le Directeur, seul dans une place où il est perdu. Chamoiseau a un style qui est frappant dans ses descriptions des pensées du narrateur. Il exagère souvent, mais au même temps, les enfants vivent dans le monde de leur imagination et voient les gens et des choses dans les perspectives différents que les adultes. C’est triste quand la personne d’haut-autorité dans un système d’éducation n’est pas une figure qui encourage les étudiants.  La peur peut être une méthode d’apprentissage dans l’école, mais la domination par l’effroi n’est pas une façon qui aide les enfants de grandir dans un environnement scolaire positif. C’est plus facile d’apprendre sans anxiété que de vivre avec l’inquiétude.

La personne la plus proche du négrillon dans l’école est le Maître, son professeur. Il est regardé comme un dieu, l’homme qui contrôle tous les aspects dans l’éducation de ses élèves.

Ils apprirent dans las sidération que, capitaine à bord de droit divin, le Maître était le seul à régenter les actes. Se mettre debout…Ouvrir sa bouche…Quand il parlait, les regards et les oreilles devaient se nouer sur lui-même…Quand la classe avait commencé nul n’avait plus rien à dire ni à soi-même, ni au diable, ni au Bondieu et surtout pas à son voisin. Savoirr et bacchanale ne font pas bon ménage, messieurs !…Orrdre ! Discipline ! Rrespect ! (59).

 

Sa méthode a les accentuations sur obéissance, discipline, et domination sur les jeunes.  Souvent il réagit aux réponses de ses étudiants avec une manière fâchée et impatiente. Il devient irrité particulièrement quand les enfants parlent en créole et pas français. Ses éruptions sont typiquement très exagérées.

Le Maître eut un hoquet. Une agonie déforma son visage. Ses yeux devinrent des duretés étincelantes. Morbleu !…Comment voulez-vous donc avancer surr la voie du savoirr avec un tel langage ! Ce patois de petit-nègrre vous engoue l’entendement de sa bouillie visqueuse !… Son indignation était totale. Sa compassion aussi. Il marchait à pas de rage, cherchant sur les figures défaites ceux qui avaient hurlé cette énormité…Il nous scrutait en circulant sans cesse de la colère à la pitié. Et le son de sa voix contenait un tremblement brisé. Il semblait à présent réfugié sur une rive lointaine et, de là, évaluer notre perdition dans un vieux marigot (85-86).

 

 

Il est difficile de contribuer dans une classe quand le professeur regarde son position comme un trône, de se voit comme un dictateur bienveillant. On n’apprend pas si effectivement quand le professeur parle pour lui-même, pas pour ses étudiants. La classe devient timide et ne participe pas beaucoup dans les discussions, sauf pour les préférés du Maître qui parle français mieux que la plupart des élèves.

Le Maître avait ses préférés…disposaient d’une peau claire…Ils parlaient déjà un petit-français huilé qui leur provenait d’un séjour ailleurs ou de parents déjà en lutte ancienne avec cette langue. Ils étaient loin de ce que le Maître appelait des manières-de-vieux-nègre, manières qui en fait relevait de la culture créole. Peau noire, traits négroïdes (qui pourtant était les siens) versaient pour lui, en conscience ou non, dans la même tourbe barbare que l’univers créole, et les deux s’associaient, l’un impliquant l’autre… Le Maître perdait de sa sévérité, ne tombait pas en rage quand une bêtise leur servait de réponse. Il les reprenait avec une patience minérale car il ne s’agissait que d’une simple inattention…il n’avait jamais de mot blessants… (111).

 

Le français, la littérature, et la poésie ont des places particulièrement importantes dans la vie du Maître. Quand il parle d’eux, c’est comme on voit un autre côté de lui. Le petit négrillon est fasciné avec le  Maître et absorbe son amour pour les mots écrits.

Le négrillon aimait entendre le Maître leur lire de petits poèmes magiques…Il prenait plaisir à sucer lettre après lettre le français déployé sur des scènes bucoliques. Dévoué au concert des syllabes, il les détachait de manière emphatique, les rythmait selon une loi intime. Sa voix se creusait aux virgules. Sur les points, elle s’immobilisait tandis que son regard sévère nous contrôlait. Il faisait du point-virgule une culbute de silence. Le point d’exclamation aspirait, pour les rompre, des gonflades de sa voix. Une mise entre parenthèses le déplaçait de deux pas sur la gauche, en retrait, avec le ton des apartés. Les dialogues lui autorisaient, entre les pincettes de ses dents, des accents familiers…Paragraphe achevé, il baissait la paupière pour suivre en lui-même le cheminement religieux de ce qu’il venait de lire (160-161).

 

Chamoiseau utilise des beaux mots qui sont vivides et clairs. Ils encouragent le lecteur d’être fasciné avec la littérature aussi. On voit une partie de l’esprit du Maître qui est très différent qu’il partage avec ses élèves la plupart du temps. C’est plus vulnérable et mouvant. Mais pourquoi qu’il n’est pas heureux et amoureux avec tous les aspects de ses sujets qu’il enseigne ? Ses étudiants, spécifiquement le négrillon, l’aime bien quand il lit à haut-voix. Mais le Maître se cache derrière quelque chose plus compliquée que l’auteur écrit dans le livre. On peut juste créer des raisons possibles et personnelles de ses intentions. La profession du Maître est peut-être le plus difficile dans le monde d’éducation, avec toutes les responsabilités qu’elle a en enseignant les élèves. Le pays qui impose les règles sur l’institution et aussi le Directeur de l’école n’ont pas un effet si profond qui dure comme un professeur avec ses étudiants.

Le système d’éducation n’est pas un établissement parfait. Il y a quelque fois des faiblesses dans la structure et la corruption pendant les membres d’autorité qui abusent leurs droits et pouvoirs. Et c’est souvent les enfants qui souffrent par les mains des adultes. Mais tous les systèmes ne sont pas similaires. Elles partagent l’idéologie essentielle d’apprentissage des élèves. Les façons d’enseignement sont différentes. La vraie réalité de l’efficacité de l’école existe dans les enfants et comment ils vivent dans le futur avec ce que l’éducation qu’ils reçoivent.

creoleboy

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J’ai un esprit libre.

Je refuse d’être avec quelqu’un qui veut me changer ou m’utiliser pour ses propre façons.
Si je te choisis pour garder et guérir mon cœur, c’est un cadeau énorme. C’est pas un jeu. Je ne veut pas que mon cœur brise encore comme le passé. J’ai pas de confiance. Tu dois le gagner.
Et j’ai des autres possibilités des mecs s’il ne fonctionne pas cette fois. Donc faites attention. Prouves comment t’es l’homme mieux pour moi.

Le temps va dire…

-Moi

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The Fountain raconte le combat à travers les âges d’un homme pour sauver la femme qu’il aime.
Espagne, XVIe siècle. Le conquistador Tomas part en quête de la légendaire Fontaine de jouvence, censée offrir l’immortalité.
Aujourd’hui. Un scientifique nommé Tommy Creo cherche désespérément le traitement capable de guérir le cancer qui ronge son épouse, Izzi.
Au XXVIe siècle, Tom, un astronaute, voyage à travers l’espace et prend peu à peu conscience des mystères qui le hantent depuis un millénaire.
Les trois histoires convergent vers une seule et même vérité, quand les Thomas des trois époques – le guerrier, le scientifique et l’explorateur – parviennent enfin à trouver la paix face à la vie, l’amour, la mort et la renaissance.

 

 

The Fountain est un objet farouchement singulier mais jamais déroutant. Une quête existentielle (rien que ça). On ne sait pas ce qu’a vécu Aronofsky ces dernières années, mais la maturité et la puissance sourde qui émanent de son cinéma sont juste inouïes.Que le film ait mis six ans à voir le jour n’a rien d’étonnant. Son allergie aux conventions et son ambition aveugle risquent de laisser une majorité du grand public sur le carreau… Qui se privera d’une des œuvres les plus fascinantes à avoir foulé les salles depuis très longtemps.

 

Aucun repère dans le temps ni dans l’espace ,ce film jongle entre passé , présent et avenir , dès le début on voit un homme tourmenté par le souvenir d’une femme , et d’un choix qu’il doit réaliser . Enchevêtrement entre la réalité , la fiction , c’est le livre qu’Yzze écrit qui est l’élément central de l’histoire . Enchevêtrement du mythe de la création maya et de l’immortalité . Le début est lent , on a du mal à rentrer dedans , se n’est qu’à la moitié du film que la quête du héros est révélée , et qui prend son sens à la fin .

 

Très loin de son Requiem For A Dream, Darren Aronofsky confirme son statut de réalisateur pas comme les autres. Ici il délivre une épopée magnifique en 3 temps (amour, vie, mort) sur 3 époques. Le résultat est esthétiquement renversant et l’histoire très poétique. Enveloppé d’une aura mystérieuse, The Fountain, qui n’a pas très bien marché au cinéma et en dvd, a tout pour devenir un des cultes du 7e art.

 

Derek Aranofsky fait partie des rares “artistes” du cinéma hollywoodien, la chose est indéniable. Son nouvel opus “the fountain” témoigne d’une ambition et d’un sens du visuel rares et précieux. Ceci posé, peut-on prendre au sérieux son nouveau film qui brasse les époques allègrement et pose la question du “sens de la mort”, rien de moins. Foutage de gueule ou oeuvre visionnaire ? La question se pose et laisse perplexe. Avec la drôle d’impression de regarder une nouvelle version du 2001 de Kubrick, qui n’est pas pour autant plus moderne et pertinente que l’originale

 

Visuellement parlant : “the Fountain” est déjà un chef-d’oeuvre, la prestation des différents acteurs (Hugh Jackman, Rachel Weisz et aussi tous les rôles secondaires) confirme ce chef-d’oeuvre, la musique exceptionnelle de Clint Mansell renforce ce chef-d’oeuvre. Bref tout ce qui est autour du film est une merveille mais l’histoire en elle-même est très bien par son intelligence et par son incompréhensibilité. On ne comprend pas tout de suite les détails ou les pièces maîtresses du film mais plus ou moins longtemps après des solutions se présentent à nous. Ce film nous apprend également à faire des interprétations très personnelles et souvent inexplicables. Enfin bon, du grand Darren Aronofsky, un immense chef-d’oeuvre à voir absolument quand on s’y sent prêt.

 

Pour ceux qui aiment etre surpris, derangés. Ce film est une enigme. On se laisse prendre et surprendre. On se questionne. Un film qui prend les spectateurs pour des gens intelligents et qui leur proposent autre chose que de la bouillie de mc do premachée, c’est assez rare pour être salué. Chacun y verra ce qui le touche personnellement. Film sur l’amour eternel, sur le renoncement , sur le deuil…Allez savoir ! Peut etre faut-il le voir plusieurs fois pour trouver des reponses.

 

Voilà le film le plus déroutant que j’ai vu cette année. Je déteste les films complentatatifs où l’on ne comprend rien du début à la fin, donc The Fountain est tout le contraire. Un film envoutant sur l’acceptation de la mort, à la fois par l’histoire originale et des images incroyables mais aussi par une musique captivante, car normalement je ne fait pas vraiment attention à la BO mais ici elle vous cloue à votre siège. Par contre je ne sais pas si le rendu en DVD sera aussi époustouflant, à part si pour les plus chanceux vous avez un home cinema.

 

 

❤ Moi

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Je t’attends, mon cher
D’entendre ta voix et plus
Tu me manques beaucoup

Dis que tu m’entends
Respirer c’est difficile
Et mon cœur fait mal

Le futur est proche
Je peux presque le toucher
C’est très excitant

Je veux t’embrasser
Et sentir ton cœur se battre
Contre mon corps nu

J’ai presque suffit
D’être avec toi mon cher
Je souffre maintenant

Ange dit que tu n’aime
Personne d’autre que moi et
Que tu toujours m’aime

J’ai l’espoir pour nous
Et la vie pour nous chaque jour
Je t’attends mon cher

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❤ Moi

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